| Quinze jours parmi les FARiens… |
L’arrivée dans la vallée de la Roya…
A peine arrivée à la Brigue, petit village au fond d’une vallée prés alpine, un couple de retraités nous invite à visiter Notre Dame des Fontaines.
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Nous quittons nos généreux touristes pour nous enfoncer un peu plus profond dans la vallée, jusqu’à un parking marquant la fin du sacro-saint réseau routier. De là un petit sentier grimpe dans la montagne. Dés les premiers mètres nous avons du enfiler nos chaussures de randonneur pour tenir debout sur le la neige verglacée (plus d’un mètre) et effectuer les trente minutes de grimpette pour apercevoir, perchée au milieu des forets de sapins enneigés la FAR.
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Notre participation à la vie de la ferme …
Dès le lendemain matin, debout 7 h pour notre première traite, à la main bien sûre… Les débuts sont fastidieux : seules quelques petites gouttes s’échappent des pies que nous pressons….Quand Maïté arrive à sa 14ème brebis nous en sommes toujours à notre première……Mais après des jours de pratique et des petits efforts nous arrivons enfin à extraire le précieux lait de ces charmantes demoiselles. Mais extraire le lait n’est que la première étape, il faut aussi le transformer en fromage.
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Nos journées, comme celles des FARiens, sont rythmées par cette activité laitière mais nous pouvons aussi nous adonner à beaucoup d’autres taches en attentes.
En effet cet hiver, plus de deux mètres de neiges sont tombés et ont fait pas mal de dégâts sur l’exploitation. Bilan : la bergerie s’est effondrée, la volière du poulailler aussi, de même que la cabane des béliers. Bref beaucoup de nettoyage et de construction sont à faire. Nous alternons donc entre coupe et élagage d’arbres, préparation des chantiers, renforcement de la bergerie, construction d’auges à grains et préparation à la remontée du troupeau.
Nous décidons de nous concentrer plus particulièrement sur la reconstruction de la volière. L’expérience qu’a acquis Etienne en charpente, lors de son passage aux Jardins de Bernatère, ne sera pas de trop pour élaborer une structure solide à partir des peupliers blanc de la foret. Mais le temps qui nous a été imparti a été trop court pour arriver à la fin de notre ouvrage. Nous avons donc laissé, un peu déçus la fin du chantier à la charge de nos hôtes.
Un retour de l’ambiance coloc…
Tranchant avec notre première expérience à l’ambiance plutôt familiale, nous avons re-gouté tout au long de ce séjour à la vie de colocation que nous avions quitté avec la fin de nos études. Les petits apéros, les discussions qui tardent dans la soirée, les séances cinémas, les rythmes décalés, le bordel des uns et des autres…
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Une ballade éprouvante…
Après une semaine au rythme de la ferme nous partons effectuer une « petite » ballade dans la montagne enneigée. Très vite, comme à son habitude, Etienne décide de sortir des sentiers battus pour grimper droit vers un sommet. Mais mal équipés (pas de raquettes) la ballade se transforme en rando extrême pour nous deux. Après trois heures de marche à s’enfoncer d’un mètre dans la neige, le bilan est mitigé : trempés, gelés et fatigués nous n’avons pu atteindre le sommet tant convoité mais nous pouvons cependant pique-niquer sur les ruines d’une vieille bergerie d’estive avec une vue remarquable sur l’ensemble de la vallée.
Nous redescendons ensuite rapidement, avant que Camille ne perde quelque uns de ses orteils, pour se réchauffer autour d’un bon feu et d’un thé chaud.
Un sentiment mitigé face au retour de la neige…
Après toute une semaine où une bonne quantité de neige avait enfin fondue grâce au soleil printanier, et où les FARiens se réjouissaient de pouvoir enfin dégager la piste qui menait à leur ferme, des flocons se remirent à tomber. Croyant à une simple averse, ces derniers ont été tristement surpris lorsque le lendemain matin ils découvrirent qu’une épaisse couverture blanche s’était réinstallée et que la neige n’avait toujours pas fini de tomber. N’ayant pas les mêmes déboires face à la neige nous avons du dissimuler notre joie d’enfant quand nous avons aperçu le paysage recouvert d’un épais manteau blanc. Après avoir déneigé les 30 centimètres accumulés sur le toit du reste de la bergerie, Mic s’en est quand même donner à cœur joie lors de notre cession luge.
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Un départ un peu frustrant…
Les deux semaines dans ce lieu magique, hors du temps, se sont très vite écoulées. Discussions, échanges d’idées et organisation des chantiers de l’année ont animés notre séjour. L’envie de s’investir plus longtemps dans cette expérience nous a trotté plus d’une fois dans la tête. Mais le temps est au voyage… nous repartons donc, non sans regret, sur Nice pour écrire notre reportage et décoller pour notre troisième étape : Longo Mai.





























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