Deux lieux en 10 jours !!
Après Cravirola, direction Baluet en Ariège. Le stop marche toujours aussi bien, surtout quand c'est Cam qui tient notre panneau (sans commentaire). D'ailleurs une famille, déjà surchargée (4 enfants et leurs bagages pour les vacances), s'est arrêtée à la vue de sa tête fatiguée par les 2 ou 3 kilomètres de marche (et oui les sacs sont très lourds). On s'est tous entassés dans le monospace en direction de Foix.
Comme d'habitude notre découverte de la ville s'est limitée aux cafés dotés de Wifi avec en option cette fois ci, une nuit dans le camping municipal.
Bref nous repartons vite vers le Mas d'Azil grâce notamment à notre conducteur qui s'était mis au défi de nous trouver notre lieu même s'il n'habitait pas par là. Eh oui il ya des gens comme ca...
Il nous dépose en bas du chemin qui monte au hameau de Baluet. Au bout d'une demi-heure de marche le hameau est en vue. Nous sommes immédiatement accueillis et on nous fait visiter nos appartements (petite chambre rafistolée en paille, et pierre, dotée d'un toit en tôle où les coqs aiment bien se poser pour chanter dès 5 heures du matin). Suit un grand barbecue autour du "Bar à mine"ou nous avons l'occasion de rencontrer les 15 personnes habitant le lieu.
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| Le "Bar à Mine" | La table ronde |
Dés le lendemain matin nous assistons à la réunion hebdomadaire. Autour d'une grande table ronde ils organisent la semaine.On se rend vite compte que les décisions sont difficiles à prendre et que les intentions de chacun diverges.
Au final la semaine s'organisera au jour le jour, chaque personne s'attelant à divers travaux selon leurs envies et leurs besoins.
Ceci ne nous a pas empêché de participer avec entrain à plusieurs activités: Camille a découvert l'apiculture pendant qu'Etienne s'est initié à la traction animale, on a appris à faire du feutre à partir de la laine de mouton, on a pris nos tours de cuisine et de vaisselles, on a construit un village de lutin dans la foret pour l'anniversaire d'une des enfants...
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| Camille en cosmonaute | Chacha sur Pierrot | Préparation du feutre | Début du village lutin |
Mais très vite on est un peu frustré par l'absence d'un réel projet collectif , nous décidons d'aller visiter un autre lieu présent pas très loin : Paul's place.
N'arrivant pas à joindre par téléphone notre futur hôte, nous décidons d'aller à sa rencontre sur le marché de Saint Girons. Grand marché à dominance biologique, ce dernier fourmille de producteurs locaux mais pas moyen de mettre la main sur le dénommé Paul. Après 3 heures de recherche sous la pluie, nous décidons de nous orienter vers un autre lieu, « assez spécial » paraît-il, découvert au hasard des discussions : Ramounat.
Grace à la gentillesse de nos conducteurs, deux voitures suffisent à parcourir les 40 kilomètres nous séparant du village de Massat. De là, cela devient une tradition, une demie heure de marche nous attendait pour atteindre le lieu. En bas de cette vallée nous croisons Hervé, lui aussi habitant la vallée, qui nous aide à trouver les petits sentiers pour rejoindre la ferme de Peter, situé à mille mètres d'altitude.
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| La maison d'Hervé qui lui a de l'electricité gràce à une microturbine |
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| Terrasse et maison réalisées sans machine ni électricité | |
Durant notre très court séjour (3jours) nous avons pu nous faire une idée sur ce que représentait une vie sans machine, ni électricité. Pour résumer en quelques mots, c'est une vie simple et heureuse où l'on travaille pour vivre, se loger, manger et partager des discussions, de la musique...
Au menu des 4 jours, débardage de tronc (pour la construction) à dos d'homme et en traction animale, traite des chèvres, préparation de piquet de clôture, préparation du bois de chauffage et surtout préparation des repas (ce qui n'est pas une tâche négligeable quand on n'a ni four, ni plaque, mais seulement un poêle à bois pour cuisiner les légumes du jardin). Et tout ça par la seule force des bras et des outils manuels (scie, herminette, corde, plane...).
Pour des raisons pratiques, mais surtout conviviales, les repas se faisaient tous ensemble dans la même gamelle, assis en tailleur autour d'une grosse planche de hêtre posée à même le sol.
Partant d'une bonne intention, ce choix de vie nous a tout de même paru assez radical. Le gros point noir c'est que faute de temps, il limite les échanges avec l'extérieur. Les discussions partagées nous ont permis de comprendre que Peter vivait ainsi par pure conviction. Selon lui l'utilisation de machines nécessitant du pétrole ou d'autres énergies non renouvelables est une aberration. Si les personnes ne prennent pas vite conscience des méfaits de la mécanisation sur la société et l'environnement, le monde est inexorablement voué à la dérive. Ne partageant pas à 100% son avis, ses idées ont quand même éveillé en nous plusieurs reflexions.
Un peu déçus de la brièveté de notre séjour, nous repartons pour Bayonne, voir la famille de Cam et du coup faire une petite pause dans notre Où-Vert-Tour.

















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