Au rythme des saisons
Située au Sud du Lot et Garonne, la ferme collective « Au rythme des saisons » combine l’agriculture à la culture et plus particulièrement à la musique. De jeunes agriculteurs musiciens y développent une production agricole à dominante maraichage mais en cours de diversification, tout en organisant tout au long de l’année des évènements culturels (concerts, festivals...).
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Un petit retour en arrière
A là base du projet, on trouve 4 amis, issus de l’école d’agronomie de Dijon, réunis autour de leur attirance commune pour la musique et de leur refus de suivre le modèle d’agriculture intensive exposé par leur école. Leur rêve : monter ensemble un projet unissant une activité paysanne, respectueuse de l’environnement, et des activités culturelles centrées sur la musique.
Après une courte expérience dans l’Yonne, ils s’installent sur un terrain d’une quinzaine d’hectares dans le Lot et Garonne (le terrain du grand père de l’un des 4 compères). Depuis une demie douzaine de personnes les ont rejoint pour s’investir à leur côté dans le lancement du projet.
Comme vous l’avez compris, le projet comporte deux grands volets : le volet agricole par le biais de la ferme « Au rythme des saisons » et le volet culturel sous la forme d’une association, « Les saisons musicales ».
Le projet agricole :
Sur la ferme c’est « à chacun sa spécialité ».
Grand Max et Paul sont les deux maraîchers en chef. Ils cultivent une très large palette de légumes biologiques de variétés anciennes, rustiques et si possibles locales. Au total, dans leur parcelle de 2,5 ha on compte plus de 150 variétés dont ils produisent eux même les graines pour certaines d’entres elles. Ainsi ils sauvegardent des espèces bien adaptées au milieu et qui offrent une diversité de saveurs, d’arômes et de texture que l’on ne retrouve plus dans les nouvelles variétés de légumes sélectionnées.
Hormis le maraîchage, d’autres activités complémentaires se greffent petit à petit sur la ferme pour assurer sa pérennité et son ouverture…
| Ti Max, met en place un élevage de chèvre avec un atelier de transformation fromagère. Son activité est actuellement en lancement. Aussi son cheptel est réduit, il consiste pour l’instant à 3 chèvres, 5 cabris, 1 bouc et une vache. Le fromage n’est pas encore commercialisé. Mais l’activité devrait très vite permettre de fournir l’AMAP en petite quantité. Ti Max se lance aussi dans la confection de bière et la première cuvée devrait sortir en 2010. | ![]() |
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| Charles est le paysan boulanger de la troupe. Chaque semaine, il réalise 2 fournées d’une cinquantaine de kilos de pain qui sont vendus aux clients de l’AMAP. Le pain est un aliment qui est critiqué ces derniers temps pour ses effets sur la santé et sa faible digestibilité. Cependant, il est important de savoir que ces méfaits sont dus essentiellement à l'utilisation de variétés de blé sélectionnées pour leurs "qualités" agronomiques, leur réceptivité aux engrais chimiques, et leur adaptation à l'industrie boulangère (force panifiable), les sélectionneurs ne prenant jamais en compte les qualités gustatives et nutritionnelles de cette céréale (pour en savoir plus voir notre reportage pain artisanal vs pain industriel). Afin de contrôler toutes les étapes de production de son pain et d’offrir un pain de qualité, Charles se met à produire une grande partie de sa farine via des variétés anciennes de blé qu’il cultive. Ces variétés possèdent des qualités gustatives et nutritionnelles que l’on ne retrouve dans les variétés classiques de blé et elles sont aussi bien adaptées au terroir. Malheureusement le terrain de la ferme étant limité, il ne lui est pas encore possible d’être entièrement autonome en farine afin de réaliser de plus grosses fournées pour vendre un peu de pain sur les marchés ou en directe à la ferme. Pour la rotation des cultures et pour étre complémentaire des autres activité de la ferme, il cultive aussi du trèfle (pour les bêtes) et du tournesol qu’il transforme en huile et qui est utilisée pour la cuisson des légumes à la plancha mais aussi vendu par l’intermédiaire de l’AMAP. | ![]() |
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| Marion est la pédagogue de la ferme. Animatrice des centres aérés locaux, elle organise pour les enfants des journées de découverte sur la ferme : traite des chèvres, confection de pain, cueillette, dégustation de légumes… Mais elle est également apprenti apicultrice. Sa première année d’apprentissage et de test sur 4 ruches a été concluante et les abeilles sont en bonne santé (ce qui n’est malheureusement plus le cas dans la majorité du monde). Elle compte donc développer son atelier en 2010. | ![]() |
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| Fanny et Sylvie s’occupent ensemble du jardin des plantes aromatiques et médicinales avec lesquelles elles confectionnent des huiles et tisanes. Elles transforment aussi les surplus du maraichage en caviar d’aubergine, tomate séchées et confiture… | ||
Les autres membres de l’équipe et notamment Thibault et Xavier n’ont pas d’activité propre au sein du volet agricole mais ils contribuent à son bon fonctionnement à travers des aides temporaires que ce soit dans la pratique ou dans les parties moins amusantes telles que la gestion, la mécanique…
Au niveau de l’organisation du collectif, chacun autogère son activité et les aspects financiers qui y sont liés. Bien sur l’entre-aide est permanente afin que chaque activité puisse se développer. Bien qu’ils ne vivent pas sur le lieu, mais dans différentes collocations aux alentours, des réunions d’organisation et de vie collective ont lieu très fréquemment favorisant ainsi la bonne entente et l’entre-aide et donc l’avancement du projet.
Pour ce qui est de la structuration juridique propre au volte agricole, celle-ci n’est pas encore tout à fait au point compte tenue de la récente installation sur la ferme et plus particulièrement en raison de la multitude d’activités en lancement. Pour l’instant Paul est officiellement installé en tant que maraicher sur la ferme grâce à un bail agricole qui le lie au grand-père de Thibault mais il devrait s’associé avec Grand Max au 1er Janvier 2010. Charles n’est pas encore officiellement Paysan-Boulanger car il est en recherche de terre dans le voisinage pour lui permettre de produire toute sa farine. Fanny, Sylvie, Ti Max et Marion ne pensent pas encore à s’installer officiellement ils n’ont donc pas encore de statut au sein de la ferme.
Le projet culturel :
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Née d’une forte volonté de dynamiser leur petit coin de campagne, entre Nérac et Condom, le collectif d’agriculteur-musicien a créé l'association « Les saisons musicales » avec pour but d'organiser des manifestations mêlant nature et culture. Le plus gros évènement de l’année est le « Festival de Cauberotte ». Pour la deuxième année consécutive il a pris place les 7,8 et 9 Août dernier, soit exactement lors de notre séjour à la ferme. Au programme, des ateliers créatifs autour des arts (découverte musicale, théâtre, sculpture, poterie, contes, peintures, jeux, landart...) et de la nature (ateliers faunes, flore et astronomie, alternatives paysannes, médecines douces, eco-constructions...) sans oublier les projections, stands, conférences et expos présentant différents travaux autour de l’agriculture et de l’artisanat. La programmation musicale se concentre sur la musique instrumentale avec trois soirées ou se mêlent jazz, funk, rock et musiques du monde toutes produites par des groupes professionnels et amateurs. |
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Pour mener à bien ce festival et surtout pour le préparer, l’association fait appel à ses amis mais aussi à des bénévoles (dont nous faisions partis) afin de monter la scène, construire le bar, les toilettes et les douches, organiser le camping et les ateliers, préparer les repas, décorer et aménager le site…Et tout ca en continuant les activités de la ferme. Cette année nous étions une cinquantaine et autant vous dire qu’il régnait une ambiance de travail festif guidé par le bonheur de construire quelque chose tous ensemble. Le bar a permis aux festivaliers de se restaurer avec des produits biologiques issus de la ferme et de producteurs locaux (Bière, vin, tartine garnie, couscous, ragout, assiette indienne, crudités, gâteau,…). Une affiche présenter d’ailleurs la provenance de tous les ingrédients utiliser pour restaurer et abreuver les festivaliers. |
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| La première édition du Festival de Cauberotte avait attiré prés de 500 festivaliers. Ce chiffre fut nettement battu lors de cette deuxième édition avec plus de 1200 participants ce qui encourage fortement l’association et la ferme à poursuivre l’aventure « agriculturelle ». | ![]() |
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| Un des 11 concerts | Spectacle d'improvisation dans le théatre de verdure | L'aire de fête prés du Bar Paysan | |






















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