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La Ferme du collet

 

A La Penne, en plein cœur de la montagne de l'arrière pays niçois, la ferme du Collet expérimente l'autonomie vivrière et économique en agro-écologie et la vie en harmonie avec la nature. Depuis sept ans déjà, ses résidents y développent de nombreuses alternatives en s'appuyant sur le concept de la permaculture ou « culture du permanent ». Le partage de deux semaines de vie avec les familles présentes sur le lieu a été pour nous l'occasion de mieux appréhender les facettes de ce projet, nous enrichir de leur expérience et découvrir des pratiques écologiques originales. img_0846 rsolution de lcran

Mais alors qui sont exactement les habitants de ce lieu collectif ?

A l'initiative du projet, deux couples et une retraitée dynamique aux histoires bien différentes :

La famille Arias:
Après 12 ans de vie en communauté itinérante à travers l'Europe, Diego et Françoise décident de rompre avec les complications liées à la vie à 80 et au déracinement permanent pour se mettre en quête d'un lieu ou s'installer et travailler la terre pour en vivre simplement. Après deux ans dans le Gers ils partent s'installer à la ferme du Collet avec leurs deux enfants (Aorinco et Nadiesca).
La famille Ollivier.
Ayant finit leurs études d'économie et d'architecture à Paris, Bertrand et Katia décident de quitter la ville et partent à la recherche d'un éco village dans un souci d'assurer à leurs enfants (Léon et Olga) une éducation la plus écologique possible. Ils s'installent un moment dans le hameau de Boussac, éco-hameau du Lot et Garonne, mais déçu de la baisse de dynamique collective du lieu, ils cherchent assez rapidement à créer leur propre lieu de vie.
Marie-Thérèse Desbuissons.
A bientôt 70 ans, Marie-Thérèse est la dernière venue à la ferme du Collet (2006). Après une vie d'agricultrice maraîchère dans le nord de la France et dix ans d'activité salariée sur la cote d'azur, elle souhaitait retrouver la terre et les valeurs qui y sont liées.


Quelles volontés et quelles valeurs les réunissent ?

Le désir premier de ces trois foyers est de se donner les moyens d'accéder au bonheur et à l'épanouissement par la satisfaction des seuls besoins fondamentaux, et ce, en harmonie avec la nature.

Pour atteindre cet objectif, s'associer avec d'autres familles dans un esprit de solidarité, d'entre-aide, d'échange et de construction mutuelle est pour chaque foyer un élément essentiel. Collectivement ils souhaitent réapprendre les multiples savoir-faire de l'auto-subsistance dans un esprit de simplicité volontaire et d'écologie pratique.

Au-delà d'un accomplissement personnel ce projet est pour chacun un acte politique de militantisme. Mettant directement en pratique leurs convictions écologiques, ils veulent démontrer la viabilité d'un retour rural par une économie paysanne pluri-active et innovante et promouvoir de nouveaux comportements et modes de vie.

Ils espèrent ainsi pouvoir contribuer à une progression de la société vers un équilibre entre la nature, la technique et les êtres vivants.


Quelle organisation interne ?

La ferme du Collet est structurée juridiquement en SCI (Société Civile Immobilière) qui est propriétaire des 24ha de terres et du bâti. Les habitants ainsi associés juridiquement sont tous coresponsables du foncier avec des pouvoirs de décisions égaux et des investissements financiers égaux. Les décisions à l'unanimité obligent chacun à tenir compte de ses voisins et personne ne peut se voir imposer quoi que ce soit. Ce type de montage juridique permet d'éviter les litiges et autres malentendus liés à des prises de pouvoirs ou à des problèmes financiers très fréquents dans ce type de projet collectif.

Si un lieu d'habitation (restant à rénover) et une partie de terrain ont été affectés à chaque foyer, une grande partie de la propriété reste gérée collectivement. Tout au long de l'année 1 journée par semaine est dédiée aux travaux communs : récolte, taille, entretien de la forêt....

En ce qui concerne la vie en général sur le lieu, une charte rédigée collectivement et signée par l'ensemble des résidents regroupe les principes et orientations à respecter. Des réunions sont organisées tous les mois pour discuter et débattre sur l'avancée du projet et les objectifs futurs. Cependant, dans la mesure où il reste en accord avec cette charte, chaque foyer conserve sa liberté quant à l'organisation et la gestion de sa vie interne. Cela donne lieu à des choix très distincts notamment en ce qui concerne les modes alimentaires (végétarisme ou instincto-nutrition) ou l'éducation scolaire des enfants (à la maison ou à l'école).

De la même façon, chaque foyer étant responsable de son propre revenu, ces derniers se sont orientés vers des activités rémunératrices différentes. La famille Arias a développé une activité de boulangerie paysanne. Elle cultive des céréales (blé, seigle, petit épeautre) sur 1 ha qu'elle transforme en farine sur la ferme grâce à un petit moulin à meule de pierre. Puis tout au long de l'année, elle fabrique prés de 150kg de pain par semaine pour le vendre en direct à des consommateurs fidélisés par l'authenticité d'un pain paysan artisanal. La famille Ollivier, elle, s'est lancée dans la culture de spiruline voila un peu plus de 5 ans. Cette cyanobactérie (algue) est un complément alimentaire de plus en plus apprécié et donc de plus en plus cultivé. Cette culture présente la particularité d'avoir de très faibles besoins en énergie et en espace pour un même équivalent protéique ou vitaminique que la culture de céréales ou l'élevage. Produites dans des bassins hydrauliques, sa croissance est rapide et nécessite peu d'apport en éléments nutritifs naturels. Sa rentabilité est donc intéressante aussi bien au niveau écologique que financier.

Parallèlement à l'organisation propre à la gestion du lieu, une association : « Eco Agir Ensemble », dont les trois foyers sont adhérents, a été créé pour développer les aspects de communication et de sensibilisation. Elle a pour objet général d'animer la Ferme du Collet en tant que lieu de vie, de recherche, d'expérimentation, et de formation en écologie rurale et humaine, (stages, formations, journées pédagogiques, conférences, etc..) ; rechercher des techniques de sauvegarde et reconstruction d'un environnement écologique (agricole, forestier, faune et flore, sonore), et préserver le patrimoine naturel et culturel.


Et dans la pratique?

L'ensemble des étapes de conception du projet, les techniques favorisées et les différents choix réalisés par les habitants de la ferme dans leur démarche de recherche d'autonomie maximale ont été guidés par les principes de la permaculture.

Vous avez dit Permaculture ?

Le concept de la Permaculture fut pour la première fois développé dans les années 70 par les Australiens Bill Mollison et David Holmgren, en réaction aux problèmes émergents de dégradation de l'environnement causés par l'agriculture productiviste et les industries, et encouragés par le système économique dominant. Contraction des mots « permanence » et « agriculture », il s'agissait alors d'un outil de planification écologique destiné à concevoir des systèmes agricoles stables et autogérés.

Aujourd'hui sa conception s'est élargie au mode de vie en générale. Elle encourage les gens, et pas uniquement ceux possédant des terres, à se prendre en main, afin d'obtenir plus de contrôle sur leur vie et d'adopter les bonnes attitudes pour un futur durable et soutenable.

Le concept est basé sur une éthique qui se définit par quatre attitudes : Prendre soin de la Terre, Prendre soin des êtres humains, limiter sa consommation et redistribuer les surplus. De cette éthique découlent un grand nombre de principes (il n'en existe pas de liste exhaustive) qui ne sont autres que des règles ou des méthodologies proposées pour aider dans les choix de conception d'un lieu de vie  ou d'adoption de bonnes pratiques de vie quotidienne.

Maximiser les relations utiles :

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La conception du site de la ferme du Collet n'a pas juste consisté à la création successive des différents éléments nécessaires aux besoins de ses habitants. Celle-ci a été rigoureusement planifiée de façon à créer le plus de relations bénéfiques possibles entre les composants du site.

A titre d'exemple, la serre nécessaire à une diversification de la production vivrière des habitants a été directement accolée à la maison d'habitation de la famille Ollivier, afin de faire bénéficier le foyer de sa chaleur naturelle durant tout l'hiver (par l'intermédiaire de trappes astucieusement creusées dansles murs). La maison ne nécessite ainsi rarement d'autre source de chauffage.

De la même manière, les chèvres et les oies placées dans un verger enrichissent le sol de leurs excréments et le désherbent. En été et à l'Automne, les fruits tombés sont une nourriture riche en minéraux essentielles dont les oies sont friandes. De leur coté les chèvres se réjouissent de déguster les bourgeons et les écorces des produits de la taille des arbres. Le Bassin de rétention d'eau, conçu juste en bordure du verger permet d'irriguer ce dernier ainsi que le potager situé juste à coté mais aussi d'abreuver les animaux. img_1160 rsolution de lcran

Favoriser la biodiversité

Que ce soit sur les parties propres à chaque foyer ou bien sur les parties communes, la biodiversité cultivée est maximisée et ce, de façon encore plus importante depuis l'arrivée de la serre. Les cultures mises en place sont fonctions des envies et besoins alimentaires des différents habitants. Cette biodiversité procure une large palette d'aliments disponible tout au long de l'année. Elle permet également une plus grande résistance de l'ensemble du système car toutes les espèces cultivées simultanément ne seront pas toutes sensibles aux mêmes maladies ou aléas climatiques. Au sein de cette biodiversité, les cultures pérennes (qui durent toute l'année) ou permanentes sont privilégiées (plantes vivaces, fruitiers...).

L'ensemble de ces cultures fournissent presque assez d'aliment pour nourrir les habitants de la ferme durant toute l'année. Seules les conditions climatiques très rudes des trois mois d'hiver les forcent encore à recourir à un approvisionnement extérieur (via  une Biocoop).

Travailler avec la nature et non contre elle

Pour ce qui est des pratiques culturales, tous cultivent selon la méthode « biologique » pour préserver la « terre nourricière ». Ils favorisent les dynamiques naturelles pour optimiser leur production.

Le travail du sol est réduit au minimum et se fait sans retournement. Pourquoi s'obstiner à retourner la terre alors que de nombreux animaux le font très bien, tout en la bonifiant naturellement et gratuitement ? En effet, le sol est un milieu vivant dans lequel se déroulent des cycles très importants, fragiles et méconnus. Quand on travaille trop le sol on bouleverse complètement ces cycles et les micro-organismes qui s'y activent. Par conséquent on détruit plus ou moins sa fertilité.

Une couverture permanente et organique vivante (plantes cultivées, engrais verts...) ou morte (paillage, foin, cartons ou sacs de jute recyclés, BRF...) permet d'abriter et de protéger le sol de la sécheresse, pluie battante,gel, vent,...

Pour les cultures à plus grande échelle (topinambour, pomme de terre ou céréales), la traction animale (3 chevaux de trait) est employée pour préparer le sol, semer et récolter. Plus légère que les machines agricoles traditionnelles, cette dernière évite de tasser la couche arable du sol.

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Assurer une gestion efficace de l'énergie

L'ensemble de la ferme du Collet fonctionne grâce à des panneaux photovoltaïques (5m²).

Pour que cela soit rendu possible, la totalité des ampoules classiques ont été remplacées par des L.E.D. (3 Watt/h contre 60 en moyenne pour les ampoules standards) et tous les appareils électroménagers ont été bannis.

Le réfrigérateur a été remplacé par une grande « pièce fraiche » collective (pièce isolée et exposée plein nord) qui permet de conserver les denrées alimentaires. La machine à laver a été adapté pour fonctionner avec un vélo d'appartement (machine à laver à pédales). La cuisson se fait au gaz, au poêle à bois ou au cuiseur solaire. Tous les ustensiles de cuisines ou de ménages sont manuels. Placé sur les toits, des chauffe-eau solaires remplacent efficacement les traditionnels chauffe-eau électrique ou à gaz, sans aucun apport d'énergie externe puisque l'eau chaude descend par gravité.

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La famille Ollivier, en réduisant au maximum les pompes nécessaires à la culture de spiruline, a optimisé son système pour qu'il soit pleinement opérationnel à l'énergie solaire. Il ne consomme jamais plus de 10 Watt/h.

Par contre, après plusieurs tentatives et expérimentations infructueuses, la famille Arias s'est finalement vue obligée de se raccorder au réseau EnerCoop pour faire fonctionner son moulin à meule de pierre (trop gourmand pour des panneaux photovoltaïques), indispensable au bon fonctionnement de son activité boulangère. Néanmoins le recours à cette énergie reste exclusif à la transformation du grain.

En hiver, le chauffage des habitations se fait par l'intermédiaire de poêles à bois standards ou de poêles de masse. Ce dernier est très économique en combustible grâce à un rendement énergétique élevé et une restitution sur de longues durées de la chaleur accumulée. L'isolation des maisons avec des matériaux naturels (torchis, chanvre, perlite...) assure une bonne conservation de la chaleur.

Privilégier les ressources renouvelables et locales

Pour chacune de leur activité, les gens de la ferme du Collet essayent de valoriser les ressources renouvelables ou présentes localement.

La plupart des matériaux utilisés pour l'auto-construction ou la rénovation du batî sont issus du lieu (bois, pierres, terre, paille...) ou récupérés dans les alentours et recyclés (fenêtre, chanvre, perlite, parquets déclassés...).

D'un point de vue énergétique, comme nous venons de le voir, l'énergie solaire est utilisée au maximum. Cette source d'énergie est idéale quand on sait que l'arrière pays niçois connait un des plus fort taux d'ensoleillement de France.

Le bois utilisé pour le chauffage, la cuisson ou encore la construction est directement issus de l'entretien des forêts du lieu.

De la même manière, l'eau potable consommée est puisée à la fontaine du village

Assurer une bonne gestion du cycle de l'eau

L'ensemble des besoins en eau du site sont couverts en grande partie par la récupération des eaux de pluies.

Mettant à profit les pentes, trois bassins extérieurs de rétention ont été creusés pour récupérer les eaux de pluie directes et les eaux de ruissellement. Ainsi rempli les ¾ de l'année, ils permettent d'irriguer l'ensemble des potagers.

A coté de chaque maison, une cuve de stockage souterraine récupérant l'ensemble des eaux d'écoulement des toits permet de couvrir l'ensemble des besoins domestiques de chaque famille (douche, vaisselle et machine à pédalaver). L'usage de cette eau est optimisé puisque après son utilisation domestique elle est épurée par des filtres plantés (phytoépuration). Elle  servira ensuite directement à l'irrigation des potagers à travers des tuyaux percés enterrés. Le surplus est rejeté dans un des bassins de rétention.

Ne pas rejeter de déchets

Tout d'abord il est à préciser que la production de déchet est bien moindre pour les familles de la Ferme du Collet que pour de nombreuses autres familles. En effet compte tenue de leurs valeurs, de leurs idéaux et de leur démarche de simplicité volontaire, les besoins de ces familles sont faibles, dénoués de tout superflu. Ils achètent donc très rarement des produits issus de la grande distribution ce qui évite l'accumulation des suremballages ou autre absurdité lié à ce mode de consommation.

La mise en place de toilettes sèches et le compostage de tous les déchets organiques issus de la cuisine permettent ainsi de recycler les deux catégories principales des déchets produits sur le lieu. Le compost produit, engrais de qualité, restituera à la terre tout ce qui en provient et, en activera énormément sa vie.

En plus de limiter leur propre production de déchet, les habitants de la ferme du Collet recyclent ceux des autres. Ainsi,  cartons, vitres, perlite, taille de haie, sac de jute et beaucoup d'autres matériaux sont récupérés pour construire, rénover, isoler ou encore faire du BRF pour fertiliser les potagers.

Favoriser les éléments qui ont plusieurs fonctions

Dans la mesure du possible, les résidents du lieu choisissent d'introduire un élément sur le site que si celui-ci a au moins deux fonctions dans le système.

La serre en est un très bon exemple. Comme nous l'avons vu, cette dernière sert non seulement de lieu de culture, de chauffage pour la maison, de lieu de production de la spiruline (qui requiert une température minimale pour se reproduire) et même, si on lève la tète on aperçoit un séchoir solaire dans la double paroi de son toit mettant à profit la circulation naturelle d'un air chaud pour sécher spiruline, fruits et légumes.

Le recours aux chevaux en est un autre exemple. Au delà de leur utilité pour les travaux agricoles ces dernier servent à débarder le bois et acheminer nombre de matériaux du lieu utilisés dans l'auto-construction (pierre, argile,...) et sont d'excellents producteurs d'engrais à un coût défiant toute compétitivité.


Au bilan...

Avec seulement 7 ans d'expérimentation, la ferme du Collet  affiche déjà  une grosse expérience dans la mise en place d'un modèle de vie simple et écologique mais elle continue ses recherches pour le rendre encore plus complet. Elle a notamment pour projet de creuser des serres complètement enterrées afin de profiter de toute la chaleur de la terre. De renforcer son autonomie énergétique par la mise en place de petite éolienne et de produire son propre gaz par la bio-méthanisation.


 

 


Commentaires

avatar mossu
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J'ai 52 ans, veuf, père d'une fille 18 ans. Je suis Jardinier Paysagiste indépendant sur Genève depuis 1988.Ancien agriculteur dans le jura. A l'origine des mouvement écologiste, anti nucléaire de la première heure, A l'origine du mouvement d'insurrection des consciences dans le (74). Je souhaite quitter définitivement une société basé sur le rendement à cour thèrme, un mode de fonctionnement capitaliste qui ne me concerne pas.
J'aimerais dès que possible participer à des chantiers en therme d'échange afin de mieux vous connaitre et réciproquement .
A l'avenir je peu remplir divers fonctions dont en particulier le maraichage , le jardin d'agrément,le travail en forêt, la construction en génèrale...
Je recherche des aides en connaissances administrative pour un projet de grandes envergures que je nome Energibois....je pense sous forme de société. 0450433732 ou 0041795190081
Dimanche 08 Novembre 2009, 00:03
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avatar Karine Halpern
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Merci de me tenir au courant de vos démarches, je suis intéressée pour suivre et donner des conseils en terme d'administratio n, secrétariat, communication, réseaux sociaux etc.
Jeudi 15 Avril 2010, 12:10
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Karine Halpern :
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Françoise K :
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Enthousiaste, euphorique...je ne vais pas chercher mes mots bien loin,...

alice poulin :
Bonjour et merci pour cette riche initiative !Je vais lire avec beauco...

Zamora Cécile :
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Merci pour tout, et merci au forum (j'ai oublié lequel) grâce à qui...

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