Des alternatives à notre société
capitaliste
« Le capitalisme, après un règne de deux cents ans, s'est métamorphosé en entrant dans une phase mortifère : il génère tout à la fois une crise économique majeure et une crise écologique d'ampleur historique. Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en reconstruisant une société où l'économie n'est pas reine mais outil, où la coopération l'emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut sur le profit. » Hervé Kempf.
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Conscients de l'impasse dans laquelle se trouve le monde actuel, des gouvernements, des politiciens et des citoyens cherchent des issues mais sans vouloir toucher aux bases du capitalisme. Or n'est ce pas à la racine que l'on attaque le mal ? Autrement dit, la solution pour sortir de cette impasse, n'elle pas dans l'éradication du capitalisme ?
Oui mais voilà, le capitalisme est un système établi, à l'intérieur duquel chaque maillon est relié à d'autres, formant ainsi un ensemble interdépendant qui ne cesse de se complexifier du fait d'une mondialisation effrénée. Eradiquer le capitalisme en touchant à ses bases, impliquerait donc de remplacer un grand nombre de principes, de valeurs et de modes de fonctionnements qui au fil du temps sont devenus des parties intégrantes de la culture de notre société. Ce changement de système apparait alors comme une tache longue et difficile car ces modifications semblent encore inconcevables et parfois utopiques pour une grande partie de la population.
L'utopie d'un système alternatif qui engendrerait un monde meilleur est elle donc à oublier? Heureusement non, notre périple et les initiatives que nous découvrons nous ont redonné espoir et nous rêvons de nouveau.....
En effet cette utopie existe, c'est ce que nous avons ressenti après nos deux premiers mois de rencontres. Longo Mai, le collectif FAR et la coopérative Cravirola, 3 collectifs plus ou moins grands que nous avons eu la chance de découvrir et desquels nous avons partagé le quotidien, ont abandonné le capitalisme au profit d'une société anarchiste et libertaire. Attention, ne vous arrêter pas à ces deux mots forts qui peuvent parfois rebuter ou prendre des connotations péjoratives voir extrémistes et lisez donc la suite pour mieux comprendre.
L'organisation en « collectif » est une première rupture avec le système capitaliste qui a réussi à imposer son modèle individualiste de comportement, marginalisant les logiques collectives. En partageant valeurs et aspirations, travail et revenus, et ce de manière autogestionnaire, les membres d'un collectif réapprennent à vivre ensemble. La confiance en l'autre, la solidarité et l'entre-aide retrouvent une place centrale dans les relations humaines qu'ils développent. La complémentarité des individus est mise en valeur. Chacun trouve sa place dans le projet.
Enfin à travers l'expérience exemplaire de Terres Communes, les collectifs CRAVIROLA, FAR et Caracoles de Suc, sont revenus sur une valeur très forte de la société capitaliste, celle de la propriété privée.En effet, Axel, qui avait acheté à l'époque la ferme dans les Alpes Maritimes et le couple propriétaire de Caracoles de Suc, ont apporté en nature ces exploitations dans la SAS Terres Communes, perdant ainsi à jamais la propriété de leur bien sur lequel ils s'étaient investis pendant des années pour le réhabiliter et le rendre opérationnel. Cet acte, qui n'a apporté aux ex propriétaires aucun bénéfice financier ou pouvoir particulier dans la SAS, a été guidé par la seule volonté de créer durablement une propriété collective qui permettrait à des collectifs, sur des générations, de s'épanouir en faisant vivre un lieu par des activités pleines de sens et respectueuses de leurs valeurs comme l'agriculture paysanne, le militantisme, l'artisanat...Un pas que la majeure partie de la population a encore du mal à s'imaginer.
Ceci est la première transcription de nos réflexions mais elles ne cessent d'évoluer et de foisonner. Nous reviendront compléter et enrichir celles-ci.
J'espere que ces reflexions ne resteront pas lettre morte et que nous pourrons chacun a notre echelle faire evoluer cette societe.
Je suis moi meme "jeune entrepreneur" et je cherche a adopter un comportement ethique au plus proche de ces valeurs que vous mettez en avant.
Bonne continuation
Guitz











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